vendredi 13 décembre 2019

Exposition internationale de calligraphie Kakyô, Tokyo





Exposition internationale de calligraphie Kakyô

国際架橋書展 


The National Art Center, Tokyo

国立新美術館 (東京、六本木)


du 11 au 23 décembre 2019 

2019年12月11日〜23日



Les calligraphies de Claire Seika et de deux membres de la branche française de l'Institut Tôkashoin, Furan et Serika, ont été sélectionnées pour être présentées au National Art Center, Tôkyô, dans le cadre de l'Exposition internationale de calligraphie organisée par NPO International Kakyô Calligraphy Association, sous l'égide de l'Agence japonaise pour les Affaires Culturelles, la Métropole de Tôkyô, et d'autres organismes. L'exposition est ouverte du 11 au 23 décembre 2019.




Poème chinois de Bai Juyi :
"Sous les fleurs, j'ai oublié de rentrer à cause du paysage"

花下忘帰因美景

Haiku de Yasui :
"Si je m'endors
Recouvre-moi

Sous les fleurs"

寝入なば
物引きせよ
花の下

Versets composés sur des thèmes de poèsie chinoise

Friches (Arano, 曠野集), 1690.

Calligraphie de Claire Seika






Poème japonais de Ôta Mizuho (1876-1955) :

"Un banc de nuages
Voile la lumière de la lune
Plus claire qu'une aigrette blanche"

雲一ひら
月の光を
さへぎるは
白鷺よりも
さやけかりける

Calligraphie de Furan







Poème chinois de Fan Chengda (1126-1193) :

"Les banbous résonnent
Le vent souffle par rafales
À la fenêtre la neige est claire
Et déjà les fleurs sont écloses"

竹響風成陣窓明雪已花

Calligraphie de Serika






Calligraphies de Claire Seika et de Furan


Calligraphies de Claire Seika et de Furan




Calligraphie de Serika


Calligraphie de Serika




Calligraphies de Claire Seika et de Furan








*架橋, Kakyô, signifie littéralement "pont suspendu". Il faut l'entendre ici au sens figuré de "pont entre les cultures".







jeudi 29 août 2019

Sumi-e, Pin et Glycine, mai 2020










Stage de Sumi-e

« Pin et glycine »


墨絵

松と藤






Lieu : Oshinkan
1, rue Blaja
31 500 Toulouse
05 61 11 84 32


Dates :
Samedi 16 mai de 14 h à 18 h
Dimanche 17 mai de 10 h à 17 h 30


Participation :
120 euros pour les membres de Oshinkan
150 euros pour les non membres


Renseignements et inscription avant le 10 mai 2020 :
claire.seika@oshinkan.com

Une liste de matériel sera fournie lors de l'inscription.


Archive Sumi-e :




Dojo Oshinkan
1, rue Blaja
31500 Toulouse




Calligraphier sur Hansetsu, mars 2020













Stage de Calligraphie japonaise



"Calligraphier sur Hansetsu*"

半切に書く


Samedi 21 mars et dimanche 22 mars 2020




"Le bruit des vagues atteint mon oreiller
et sur la rive se dispersent mes rêves"-
落枕波聲分岸夢, Wakanrôeishû, 575.
Calligraphie Claire Seika

Thème : 
Il s'agira de calligraphier sur format Hansetsu des idéogrammes (Kanji, 漢字). La calligraphie des Kana (仮名) sur Hansetsu sera abordée lors d'un autre stage.

Lieu :
Oshinkan
1, rue Blaja
31500 Toulouse
0561118432

Horaires :
samedi 21 mars, 14 h-18 h
dimanche 22 mars, 10 h-18 h

Participation :
120 euros pour les membres de Oshinkan,
170 euros pour les non membres.

Inscriptions jusqu'au 10 mars 2020 : claire.seika@oshinkan.com

Le matériel n'est pas fourni. Une liste sera communiquée aux  stagiaires.



* Le Hansetsu (半切) est un format de papier allongé de grand format : 34.5 cm/136 cm.





dimanche 14 juillet 2019

Concert de Koto au Kanyôji, préfecture de Yamaguchi (Japon)






Concert de Koto et Shakuhachi



Lundi 19 août 2019
2h-3h30


Temple Kanyôji

Kano, Préfecture de Yamaguchi (Japon)



Kanyôji, septembre 2003.



Le temple Kanyôji est entouré de sept jardins conçus au XXe siècle par Shigemori Mirei (重森三玲). Les jardins s'y déclinent sous différentes formes offrant au visiteur un panorama historique de l'art des jardins japonais de l'époque Heian aux époques Kamakura, Momoyama et contemporaine :





Concert Affiche



Annonce du Concert de Koto et Shakuhachi 
sur le site du Temple Kanyôji : 



Le village de Kano, 鹿野, Préfecture de Yamaguchi, 山口県, où se trouve le Kanyôji, 漢陽寺, est le lieu de naissance de Chikushi Katsuko, 筑紫歌都子(1904-1984), interprète et compositeur, fondatrice de l'école de Koto Chikushikai. En commémoration du centenaire de la naissance de Chikushi Katsuko, un concert a été organisé à Kano en septembre 2003 et une stèle commémorative a été dressée en mai 2011 (voir article ci-dessous).

Chikushi Katsuko est l’auteur de plus de 300 pièces pour Koto. Elle  également contribué à la transcription de pièces du répertoire classique et à la ré-écriture de partitions à plusieurs voix pour Koto et Shamisen.




Concert 
Programme


1  筑紫歌都子、祭り太鼓 
      (Chikushi Katsuko, Matsuridaiko)
      一琴          ガエール舞  (Gaëlle Maï)   
                        クレール歌慶  (Claire Kakei)                                           
      二琴          田中歌澄  (Tanaka Utazumi)

2  筑紫歌都子、幻を追うて 
      (Chikushi Katsuko, Maboroshi wo oute)
   田中歌澄  (Tanaka Utazumi)

3  筑紫歌都子、吉野静 
      (Chikushi Katsuko, Yoshino Shizuka)
       一琴        筑紫純子  (Chikushi Junko) 
       二琴        宮本歌穂子  (Miyamoto Kahoko)
       尺八        堀田晃童  (Horita Kôdô)

4   筑紫歌都子、雪の幻想 
       (Chikushi Katsuko, Yuki no gensô)
  クレール 歌慶  (Claire Kakei)  

5   筑紫歌都子、ながれ 
       (Chikushi Katsuko, Nagare)
       一琴      筑紫純子  (Chikushi Junko) 
       二琴      宮本歌穂子  (Miyamoto Kahoko)
       尺八      堀田晃童  (Horita Kôdô)

  6   ソーラン節  
       (Sôran bushi)
       筑紫純子 (Chikushi Junko) 
       宮本歌穂子 (Miyamoto Kahoko)
       田中歌澄 (Tanaka Utazumi)
       尺八 堀田晃童 (Horita Kôdô)


  7   筑紫路、コスモス
       (Chikushi Katsuko, Chikushiji, Cosmos)
       筑紫純子 (Chikushi Junko) 



Photos des jardins du temple


Photo Claire 歌慶.


Photo Claire 歌慶.


Photo Claire 歌慶.


Photo Claire 歌慶.


Photo Claire 歌慶.


Photo Claire 歌慶.


*

Avant le concert


La salle de concert, Photo Claire 歌慶.


La scène, 曲水の庭, Kyokusui no niwa, "Jardin de l'eau sinueuse", Photo Claire 歌慶.


La scène, 曲水の庭, Kyokusui no niwa, "Jardin de l'eau sinueuse", Photo Claire 歌慶.



* 


Répétition


Répétition, Maboroshi wo oute, Photo Claire 歌慶.





Répétition, Yoshino Shizuka, Photo Claire 歌慶.



Répétition, Yoshino Shizuka, Photo Claire 歌慶.




Claire 歌慶




*


Concert



Concert, Matsuridaiko.


Concert, Maboroshi wo oute, Photo Claire 歌慶.

Concert, Allocution, Tanaka Utazumi, Photo Claire 歌慶.


Concert, Nagare, Photo Claire 歌慶.







Claire 歌慶.


*




dimanche 7 juillet 2019

Calligraphie japonaise, Tôkashoin-France à Oshinkan









Calligraphie Japonaise

Tôkashoin-France à Oshinkan (Toulouse)









L’enseignement de la Calligraphie japonaise au Dojo Oshinkan est donné à un rythme hebdomadaire le samedi de 10h à 12h (tous niveaux) et le mardi de 19h 30 à 21h (niveau avancé).

Il est officiellement affilié à l’Institut de Calligraphie Tôkashoin (Japon) depuis 2008.

Il est complété par des stages en week-end et par un stage d'été d'une semaine.



Dojo Oshinkan
1, rue Blaja
31500 Toulouse

contact :
oshinkan.toulouse@gmail.com



mardi 16 avril 2019

Les styles ou formes de calligraphie






 Les styles ou formes de calligraphie - 書体







Lorsqu’on parle d’idéogrammes (漢字, Kanji ), le terme書体, Shotai, désigne les différentes formes (体), de calligraphie (書) : 篆書, Tensho, « calligraphie sigillaire », 隷書, Reisho, « calligraphie des clercs », 楷書, Kaisho, « calligraphie régulière », 行書, Gyôsho, « calligraphie semi-cursive », 草書, Sôsho, « calligraphie cursive ». 

L’apprentissage de la calligraphie passe par les différentes formes mentionnées ci-dessus. Ces formes ont une histoire. Plusieurs stages ont été consacrés à une forme de calligraphie. Par exemple, « Calligraphier en Kaisho » ou « Calligraphier en Reisho ». Enfin, le stage d'été programmé en 2019 sera consacré à la calligraphie en Gyôsho. 

J’aborde souvent l'apprentissage des formes de calligraphies en me référant à un manuscrit, certains manuscrits étant plus adaptés que d'autres à l'étude de telle ou telle forme de calligraphie. Lors de ces stages, je retrace l'histoire de la forme de calligraphie étudiée. Ainsi, j’ai abordé le Reisho, 隷書, lors d’un stage en 2018, en étudiant la stèle intitulée Sôzenhi, 曹全碑. Cette stèle se distingue par une forme de Reisho tardive, nommée Happun,八分, graphiquement très attractive. La graphie du Reisho tardif se distingue par l’importance accordée au trait ayant la forme d’une « vague » (Hataku,波磔). Cette évolution de la forme peut s’expliquer par l’usage de nouveaux instruments, comme le pinceau et l’encre, ainsi que par l’emploi de nouveaux supports, le bois remplaçant progressivement le métal ou la pierre. Le Reisho faisait en même temps l’objet d’une recherche graphique et d’une simplification, ce qui donna naissance aux formes cursives, Sôsho,草書. Le Gyôsho, 行書, et le Kaisho, 楷書, sont ultérieurs au Sôsho, le Kaisho étant la forme la plus tardive.

Nous avons étudié le Sôsho et le Gyôsho lors du stage d’été de l’année 2018 en calligraphiant d’après Ôgishi, 王羲之( Wang Xizhi, 303-361 ). Nous avions alors remarqué que l’originalité de la calligraphie de Ôgishi s’expliquait en partie par le fait que toutes les formes de calligraphies n’étaient pas encore fixées à l’époque où il était actif comme calligraphe. Il faut attendre pour cela les IVe et Ve siècles. L’appréciation du Gyôsho et du Sôsho de Ôgishi suppose par conséquent de se référer aux formes Tensho et Reisho, formes auxquelles se référait Ôgishi lui-même.

Nous avons étudié le Kaisho en calligraphiant d’après Ôyôjun, 欧陽詢 ( Ouyang Xun, 557-641 ) lors d’un stage d’été. La calligraphie de Ôyôjun représente l’achèvement du Kaisho. À partir de cette époque, la calligraphie en Kaisho devient la norme de l’écriture des idéogrammes. Elle exige un maniement très élaboré du pinceau : chaque trait, entrant dans la composition des idéogrammes, résulte d’une technique extrêmement précise. Si la calligraphie de Ôyôjun représente la norme en matière de Kaisho, d’autres formes de Kaisho existent. La calligraphie du Kaisho par Chiei, 智永 ( Zhiyong, 557-617 ), contemporain de Ôyôjun, en offre un exemple. 

La différence de graphie que l’on peut observer à l’intérieur d’une même forme de calligraphie, par exemple le Kaisho, s’explique par une technique différente. Lorsque nous avons abordé la calligraphie de Ôgishi en Sôsho, nous avions remarqué qu’elle se distinguait des formes cursives des époques ultérieures en n’introduisant aucune liaison entre les idéogrammes. L’étude des différentes formes de calligraphie permet d’en apprécier les caractéristiques graphiques ainsi que les qualités esthétiques.

De nos jours, l’apprentissage de la calligraphie des idéogrammes évolue normalement du Kaisho au Reisho, en passant par le Gyôsho et le Sôsho, la calligraphie des Kana étant étudiée en parallèle. Ceci revient à inverser l’ordre naturel du développement des formes de calligraphie à partir du Reisho. Ainsi l’apprenti calligraphie a aujourd’hui tendance à se référer avant tout au Kaisho et à associer cette « forme de calligraphie » ( 書体, Shotai ) aux formes d’idéogrammes qu’il connaît. Cette tendance pourra l’induire en erreur, la plus courante consistant à se référer aux idéogrammes dans leur forme la plus récente et usuelle de calligraphie en Kaisho afin de calligraphier dans des formes plus anciennes, par exemple en Gyôsho ou en Sôsho.

Or la « forme des idéogrammes » ( 字体, Jitai ) a évolué depuis leur invention. Ainsi l’étude des formes de calligraphie, y compris celle du Kaisho, ne peut faire abstraction des « formes anciennes d’idéogrammes » ( 旧字体, Kyûjitai ), bien qu’elles ne soient plus usuelles. Par exemple, 咊 ( Wa, « la paix, l’harmonie » ) est une forme ancienne de l’idéogramme d’usage courant 和 ( Wa, « la paix, l’harmonie » ). De plus, certains idéogrammes ont des formes variées. Par exemple, 龢 ( Wa, « la paix, l’harmonie » ) est une variation de 和. En résumé, l’évolution des formes de calligraphie ( 書体, Shotai ) au cours de l’histoire a déterminé la forme des idéogrammes ( 字体, Jitai ). Ainsi, la connaissance des formes de calligraphie invite le calligraphe à varier non seulement le graphisme mais aussi la forme des idéogrammes. 

Le calligraphe est libre de choisir la forme dans laquelle il calligraphie, bien que son choix sera en grande partie guidé par la circonstance, le support, le format, la composition et surtout le texte à calligraphier. Il existe ainsi toute une tradition de l’emploi des formes de calligraphie. Par exemple, les textes à caractère public ou administratifs seront calligraphiés en Kaisho, tandis que la correspondance privée sera calligraphiée en Gyôsho ou Sôsho. 

Malgré ces usages, les transgressions sont possibles. De plus, le calligraphe peut se trouver enclin à calligraphier de préférence dans une forme de calligraphie, celle-ci correspondant à la forme d’expression qui lui est la plus naturelle. Il se distinguera alors en développant une forme de calligraphie originale, par exemple une forme unique de Sôsho, ou contribuera à la création d’une nouvelle forme de calligraphie, comme Ôgishi pour le Gyôsho. 


Cet article est extrait du Pinceau d’avril, Journal de calligraphie japonaise, publié par l'Institut de calligraphie Tôkashoin-France, numéro 18, avril 2019.