dimanche 14 juillet 2019

Concert de Koto au Kanyôji, préfecture de Yamaguchi (Japon)






Concert de Koto et Shakuhachi



Lundi 19 août 2019
2h-3h30


Temple Kanyôji

Kano, Préfecture de Yamaguchi (Japon)



Kanyôji, septembre 2003.





Le temple Kanyôji est entouré de sept jardins conçus au XXe siècle par Shigemori Mirei (重森三玲). Les jardins s'y déclinent sous différentes formes offrant au visiteur un panorama historique de l'art des jardins de l'époque Heian aux époques Kamakura, Momoyama et contemporaine :




Annonce du Concert de Koto et Shakuhachi 
sur le site du Temple Kanyôji : 



Le village de Kano, 鹿野, Préfecture de Yamaguchi, 山口県, où se trouve le Kanyôji, 漢陽寺, est le lieu de naissance de Chikushi Katsuko, 筑紫歌都子(1904-1984), interprète et compositeur, fondatrice de l'école de Koto Chikushikai. En commémoration du centenaire de la naissance de Chikushi Katsuko, un concert a été organisé à Kano en septembre 2003 et une stèle commémorative a été dressée en mai 2011 (voir article ci-dessous).

Chikushi Katsuko est l’auteur de plus de 300 pièces pour Koto. Elle  également contribué à la transcription de pièces du répertoire classique et à la ré-écriture de partitions à plusieurs voix pour Koto et Shamisen.




Concert 
Programme


1  筑紫歌都子、祭り太鼓 
      (Chikushi Katsuko, Matsuridaiko)
      一琴          ガエール舞  (Gaëlle Maï)   
                        クレール歌慶  (Claire Kakei)                                           
      二琴          田中歌澄  (Tanaka Utazumi)

2  筑紫歌都子、幻を追うて 
      (Chikushi Katsuko, Maboroshi wo oute)
   田中歌澄  (Tanaka Utazumi)

3  筑紫歌都子、吉野静 
      (Chikushi Katsuko, Yoshino Shizuka)
       一琴        筑紫純子  (Chikushi Junko) 
       二琴        宮本歌穂子  (Miyamoto Kahoko)
       尺八        堀田晃童  (Horita Kôdô)

4   筑紫歌都子、雪の幻想 
       (Chikushi Katsuko, Yuki no gensô)
  クレール 歌慶  (Claire Kakei)  

5   筑紫歌都子、ながれ 
       (Chikushi Katsuko, Nagare)
       一琴      筑紫純子  (Chikushi Junko) 
       二琴      宮本歌穂子  (Miyamoto Kahoko)
       尺八      堀田晃童  (Horita Kôdô)

  6   ソーラン節  
       (Sôran bushi)
       筑紫純子 (Chikushi Junko) 
       宮本歌穂子 (Miyamoto Kahoko)
       田中歌澄 (Tanaka Utazumi)
       尺八 堀田晃童 (Horita Kôdô)


  7   筑紫路、コスモス
       (Chikushi Katsuko, Chikushiji, Cosmos)
       筑紫純子 (Chikushi Junko) 



Photos


Photo Claire 歌慶.


Photo Claire 歌慶.


Photo Claire 歌慶.


Photo Claire 歌慶.


Photo Claire 歌慶.


Photo Claire 歌慶.


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La salle, Photo Claire 歌慶.


La scène, Photo Claire 歌慶.


La scène, Photo Claire 歌慶.



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Répétition, Maboroshi wo oute, Photo Claire 歌慶.





Répétition, Yoshino Shizuka, Photo Claire 歌慶.



Répétition, Yoshino Shizuka, Photo Claire 歌慶.



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Concert, Maboroshi wo oute, Photo Claire 歌慶.

Concert, Allocution, Tanaka Utazumi, Photo Claire 歌慶.


Concert, Nagare, Photo Claire 歌慶.



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Claire 歌慶.



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(suite à venir)


dimanche 7 juillet 2019

Calligraphie japonaise, Tôkashoin-France à Oshinkan












Calligraphie Japonaise

Tôkashoin-France à Oshinkan (Toulouse)










La rentrée en Calligraphie japonaise aura lieu au Dojo Oshinkan le samedi 7 septembre 2019 à 10h.

L’enseignement de la Calligraphie japonaise est donné à un rythme hebdomadaire le samedi de 10h à 12h (tous niveaux) et le mardi de 19h 30 à 21h (niveau avancé).

Il est officiellement affilié à l’Institut de Calligraphie Tôkashoin (Japon) depuis 2008.

L’enseignement régulier est complété par des stages en week-end et par un stage d'été d'une semaine.

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Claire Seika a débuté la calligraphie au Japon en 1984 auprès de Kuroda Shûka. Elle a appris auprès de lui la calligraphie japonaise ainsi que la composition de Haiku. Elle a suivi son enseignement jusqu’à son décès en l’an 2000.

Elle a reçu en 2002 le diplôme de Professeur (Shihan) décerné par l’Institut de calligraphie Tôkashoin (Japon). Elle est membre du Comité Administratif de l’Institut Tôkashoin (Japon) depuis 2004 et responsable de Tôkashoin-France, la branche française de l'Institut Tôkashoin, depuis 2008.

Elle a organisé en 2016 l’exposition « Calligraphie Japonaise-Institut Tôkashoin » au Musée Toulouse-Lautrec et à l’Hôtel Rochegude (Albi). En 2019, elle est reconnue au Japon comme calligraphe représentative de l’ère Heisei (1989-2019).



Dojo Oshinkan
1, rue Blaja
31500 Toulouse

contact :
oshinkan.toulouse@gmail.com



mardi 16 avril 2019

Les styles ou formes de calligraphie






 Les styles ou formes de calligraphie - 書体







Lorsqu’on parle d’idéogrammes (漢字, Kanji ), le terme書体, Shotai, désigne les différentes formes (体), de calligraphie (書) : 篆書, Tensho, « calligraphie sigillaire », 隷書, Reisho, « calligraphie des clercs », 楷書, Kaisho, « calligraphie régulière », 行書, Gyôsho, « calligraphie semi-cursive », 草書, Sôsho, « calligraphie cursive ». 

L’apprentissage de la calligraphie passe par les différentes formes mentionnées ci-dessus. Ces formes ont une histoire. Plusieurs stages ont été consacrés à une forme de calligraphie. Par exemple, « Calligraphier en Kaisho » ou « Calligraphier en Reisho ». Enfin, le stage d'été programmé en 2019 sera consacré à la calligraphie en Gyôsho. 

J’aborde souvent l'apprentissage des formes de calligraphies en me référant à un manuscrit, certains manuscrits étant plus adaptés que d'autres à l'étude de telle ou telle forme de calligraphie. Lors de ces stages, je retrace l'histoire de la forme de calligraphie étudiée. Ainsi, j’ai abordé le Reisho, 隷書, lors d’un stage en 2018, en étudiant la stèle intitulée Sôzenhi, 曹全碑. Cette stèle se distingue par une forme de Reisho tardive, nommée Happun,八分, graphiquement très attractive. La graphie du Reisho tardif se distingue par l’importance accordée au trait ayant la forme d’une « vague » (Hataku,波磔). Cette évolution de la forme peut s’expliquer par l’usage de nouveaux instruments, comme le pinceau et l’encre, ainsi que par l’emploi de nouveaux supports, le bois remplaçant progressivement le métal ou la pierre. Le Reisho faisait en même temps l’objet d’une recherche graphique et d’une simplification, ce qui donna naissance aux formes cursives, Sôsho,草書. Le Gyôsho, 行書, et le Kaisho, 楷書, sont ultérieurs au Sôsho, le Kaisho étant la forme la plus tardive.

Nous avons étudié le Sôsho et le Gyôsho lors du stage d’été de l’année 2018 en calligraphiant d’après Ôgishi, 王羲之( Wang Xizhi, 303-361 ). Nous avions alors remarqué que l’originalité de la calligraphie de Ôgishi s’expliquait en partie par le fait que toutes les formes de calligraphies n’étaient pas encore fixées à l’époque où il était actif comme calligraphe. Il faut attendre pour cela les IVe et Ve siècles. L’appréciation du Gyôsho et du Sôsho de Ôgishi suppose par conséquent de se référer aux formes Tensho et Reisho, formes auxquelles se référait Ôgishi lui-même.

Nous avons étudié le Kaisho en calligraphiant d’après Ôyôjun, 欧陽詢 ( Ouyang Xun, 557-641 ) lors d’un stage d’été. La calligraphie de Ôyôjun représente l’achèvement du Kaisho. À partir de cette époque, la calligraphie en Kaisho devient la norme de l’écriture des idéogrammes. Elle exige un maniement très élaboré du pinceau : chaque trait, entrant dans la composition des idéogrammes, résulte d’une technique extrêmement précise. Si la calligraphie de Ôyôjun représente la norme en matière de Kaisho, d’autres formes de Kaisho existent. La calligraphie du Kaisho par Chiei, 智永 ( Zhiyong, 557-617 ), contemporain de Ôyôjun, en offre un exemple. 

La différence de graphie que l’on peut observer à l’intérieur d’une même forme de calligraphie, par exemple le Kaisho, s’explique par une technique différente. Lorsque nous avons abordé la calligraphie de Ôgishi en Sôsho, nous avions remarqué qu’elle se distinguait des formes cursives des époques ultérieures en n’introduisant aucune liaison entre les idéogrammes. L’étude des différentes formes de calligraphie permet d’en apprécier les caractéristiques graphiques ainsi que les qualités esthétiques.

De nos jours, l’apprentissage de la calligraphie des idéogrammes évolue normalement du Kaisho au Reisho, en passant par le Gyôsho et le Sôsho, la calligraphie des Kana étant étudiée en parallèle. Ceci revient à inverser l’ordre naturel du développement des formes de calligraphie à partir du Reisho. Ainsi l’apprenti calligraphie a aujourd’hui tendance à se référer avant tout au Kaisho et à associer cette « forme de calligraphie » ( 書体, Shotai ) aux formes d’idéogrammes qu’il connaît. Cette tendance pourra l’induire en erreur, la plus courante consistant à se référer aux idéogrammes dans leur forme la plus récente et usuelle de calligraphie en Kaisho afin de calligraphier dans des formes plus anciennes, par exemple en Gyôsho ou en Sôsho.

Or la « forme des idéogrammes » ( 字体, Jitai ) a évolué depuis leur invention. Ainsi l’étude des formes de calligraphie, y compris celle du Kaisho, ne peut faire abstraction des « formes anciennes d’idéogrammes » ( 旧字体, Kyûjitai ), bien qu’elles ne soient plus usuelles. Par exemple, 咊 ( Wa, « la paix, l’harmonie » ) est une forme ancienne de l’idéogramme d’usage courant 和 ( Wa, « la paix, l’harmonie » ). De plus, certains idéogrammes ont des formes variées. Par exemple, 龢 ( Wa, « la paix, l’harmonie » ) est une variation de 和. En résumé, l’évolution des formes de calligraphie ( 書体, Shotai ) au cours de l’histoire a déterminé la forme des idéogrammes ( 字体, Jitai ). Ainsi, la connaissance des formes de calligraphie invite le calligraphe à varier non seulement le graphisme mais aussi la forme des idéogrammes. 

Le calligraphe est libre de choisir la forme dans laquelle il calligraphie, bien que son choix sera en grande partie guidé par la circonstance, le support, le format, la composition et surtout le texte à calligraphier. Il existe ainsi toute une tradition de l’emploi des formes de calligraphie. Par exemple, les textes à caractère public ou administratifs seront calligraphiés en Kaisho, tandis que la correspondance privée sera calligraphiée en Gyôsho ou Sôsho. 

Malgré ces usages, les transgressions sont possibles. De plus, le calligraphe peut se trouver enclin à calligraphier de préférence dans une forme de calligraphie, celle-ci correspondant à la forme d’expression qui lui est la plus naturelle. Il se distinguera alors en développant une forme de calligraphie originale, par exemple une forme unique de Sôsho, ou contribuera à la création d’une nouvelle forme de calligraphie, comme Ôgishi pour le Gyôsho. 


Cet article est extrait du Pinceau d’avril, Journal de calligraphie japonaise, publié par l'Institut de calligraphie Tôkashoin-France, numéro 18, avril 2019.







dimanche 17 mars 2019

22e exposition annuelle de l’Institut de calligraphie Tôkashoin, Chiba, Japon





第22回東華書院展

千葉県立美術館


Exposition annuelle

de l’Institut de calligraphie Tôkashoin



du 1er au 6 mai 2019



Du 1er au 6 mai 2019, Claire Seika a participé à l'exposition de calligraphies sur Shikishi (色紙) de poèmes du Manyôshû (万葉集), Recueil des dix mille feuilles, VIIIe siècle, exposition présentée au Musée d'Art de la Préfecture de Chiba par les membres du Comité administratif de l'Institut de calligraphie Tôkashoin.




Calligraphie de Claire Seika  (クレール精華)


山の際に
雪は降りつつ
しかすがに
此河楊は
萌にけるかも

万葉集、巻第十、1848。


"Entre les montagnes
La neige ne cesse de tomber
et pourtant
Le saule de la rivière
Pointe déjà ses bourgeons"

Manyôshû, X, 1848.





Musée d'Art de la Préfecture de Chiba








Calligraphies sur Shikishi (色紙) de poèmes du Manyôshû 

(万葉集), Recueil des dix mille feuilles









Calligraphie de Claire Seika(クレール精華) ;
à droite, calligraphie de Kuroda Koshûka(黒田小秀華),
fille de Kuroda Shûka (黒田秀華).



















Claire Seika(クレール精華)et Kuroda Koshûka(黒田小秀華











samedi 24 novembre 2018

Exposition de Calligraphie, Tôkashoin, Ginza, Tokyo, 4-9 décembre 2018





Exposition des membres du Comité administratif 

de l'Institut de Calligraphie Tôkashoin


Galerie Himawari, Ginza, Tôkyô
du 4 au 9 décembre 2018



第22回東華書院役員展
2018年12月4日〜12月9日
ギャラリー向日葵銀座、東京




Claire Seika, membre du Comité administratif de l'Institut de Calligraphie Tôkashoin, a exposé en hommage à Saigyô* une calligraphie de format Hansetsu (34.8 cm/136.3 cm) montée sur rouleau.






Lecture :

吉野山 
去年の枝折の 
道かへて 
まだ見ぬ方の 
花を尋ねむ

Traduction :

« Montagne de Yoshino  
Le chemin tracé l’année passée  
N’est plus le même  
Et l’on rend visite aux fleurs  
Sans voir encore où elles sont »

Référence :

西行、新古今集、86.
Saigyô (1118-1190), Shinkokinshû, 86.


* Il y a 900 ans cette année naissait Saigyô...







samedi 21 juillet 2018

Calligraphier sur Tanzaku







Calligraphier des poèmes sur Tanzaku*

短冊に歌を書く






Tanzaku à Seki-juku, photo mars 2010




*







人も見ぬ
春や鏡の
裏の梅

Ah le printemps
Que personne ne voit ! 
À l'envers d'un miroir
Des fleurs de prunier

Bashô, Jour de l'An 1692.

続猿蓑集
Suite du Manteau de pluie du singe

Calligraphie Claire Seika


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Albums de calligraphies sur Tanzaku


Tanzaku Tekagami, 短冊手鑑, Album de Tanzaku, XIVe-XVIIIe siècles, ©TNM.


Kohitsu Tanzaku Tekagami, 古筆短冊手鏡, 
Album de Tanzaku, XVe-XVIIIe siècles, ©The Tokugawa Art Museum.


Tanzaku et Haikai


Haiku, Peinture et Calligraphie de Sakai Hôitsu (1761-1828), 
酒井抱一, 糸桜と短冊図,
©Waseda University Library.



* Le Tanzaku, 短冊, est un format de papier allongé (36.4 cm - 6.1 cm) utilisé pour calligraphier des poèmes, Waka ou Haiku.