行方なき
霞や何處
はてならむ
En tous sens
la brume
s'étend à l'infini
Trois voix à Minase - 水無瀬三吟(1488)
Sôchô - 宗長 (1448-1532)
Calligraphie Claire Seika
Institut de calligraphie Tôkashoin-France
OSHINKAN
1, rue Blaja
31500 Toulouse
France
行方なき
霞や何處
はてならむ
En tous sens
la brume
s'étend à l'infini
Trois voix à Minase - 水無瀬三吟(1488)
Sôchô - 宗長 (1448-1532)
Calligraphie Claire Seika
Institut de calligraphie Tôkashoin-France
OSHINKAN
1, rue Blaja
31500 Toulouse
France
月照平沙夏夜霜
« Sous la lune le sable scintille sur la rive
Givre d’une nuit d’été »
Bai Juyi (772-846)
Calligraphie Claire Seika
Lieu :
Dojo Oshinkan
1, rue Blaja
31500 Toulouse
Horaires :
Samedi 14 novembre,
14h-18h.
Dimanche 15 novembre, 10h-12h et 14h-17h 30.
Participation :
120
euros pour les membres de Oshinkan
170 euros pour les non membres
Inscription avant le 1er novembre 2026.
Contact :
oshinkan.toulouse@gmail.com
Institut de calligraphie Tôkashoin-France
Oshinkan
1, rue Blaja
Lieu :
Dojo Oshinkan
1, rue Blaja
31500 Toulouse
Horaires :
Samedi 21 mars, 14h-18h
Dimanche 22 mars, 10h-12h et 14h-17h 30
Participation :
Institut de calligraphie Tôkashoin-France
Oshinkan
1, rue Blaja
Au gré de mes heures oisives, du matin au soir,
face à ma pierre à encre, j’écris les choses insignifiantes
qui me viennent à l’esprit,
me laissant aller à d’étranges divagations.
Heures oisives, Avant-propos.
La
lune et les fleurs sont-elles tant, l'une et l'autre,
des choses que l'on voit avec les yeux ?
Heures oisives, II, chapitre 137.
蘭亭の主人池に鵝を愛せられしは筆意有るゆゑなり
池に鵝なし
仮名書習ふ
柳陰
Si le maître du Pavillon des orchidées (Wang Xizhi) aimait les oies sauvages sur l’étang, c’est qu’il y reconnaissait « l’intention du pinceau ».
Sur l’étang nulle oie sauvage
Il s’exerce à calligraphier des Kana
Le reflet du saule pleureur
Yamaguchi Sodô (1642-1716), Friches (1689)
Calligraphie Claire Seika
À une époque où aucun modèle à suivre n’existait en Chine dans le domaine de la calligraphie et où les classiques n’avaient pas encore vu le jour, le maître de la calligraphie, Wang Xizhi (303-361) lui-même, apprenait déjà par le regard. Ainsi nous enseigne-t-il que l’« apprentissage du regard » - Menarai (目習い) - ne se limite pas à l’observation des calligraphies excellentes.
Dans le Haiku dont la calligraphie
est reproduite ci-dessus, Sodô s’intéresse
à ce qui inspirait Wang Xizhi : ce sont les allées et
venues des oies sauvages sur l’étang. Le Haiku donne ainsi à voir Menarai (目習い), l’apprentissage du regard du
calligraphe, et retient de la biographie de Wang Xizhi que le
calligraphe se montre sensible aux mouvements qui s’offrent à ses yeux dans la
contemplation de la nature. Ce sont les allées et venues des tiges du saule
pleureur, dont le reflet semble tracer des signes sur l’eau, qui
retiennent désormais l’attention du calligraphe.
Tous les mouvements de la nature peuvent éduquer le regard du calligraphe, car il existe une correspondance entre les mouvements naturels en général et le mouvement du pinceau, le mouvement accompli étant sans artifice et sans intention de la part du calligraphe. En effet, l’intention que cherche à saisir le calligraphe en cultivant son regard est l’intention du pinceau lui-même.
Texte de Claire Seika extrait du Pinceau d'avril Journal de calligraphie japonaise - 卯月の筆 Uzukinofude, numéro 24, avril 2025, publié par Oshinkan, 1, rue Blaja, 31500 Toulouse.
Contact :
oshinkan.toulouse@gmail.com
桟や
命をからむ
蔦葛
Au pont suspendu
la vie tient à un sarment
de vigne sauvage
Bashô
Journal de Sarashina
旅人と
Calligraphies Claire Seika
Institut de calligraphie Tôkashoin-France
Oshinkan
1, rue Blaja
Les fleurs se répandent
sous les cerisiers le vent
n’étant pas froid
il tombe une neige
que le ciel ne connaît pas
Ki no Tsurayuki
ちぎりけむ
こころぞつらき
七夕の
年に一度
逢はあふかは
Calligraphies Claire Seika
Oshinkan
もろともに
あはれとおもへ
山桜
はなよりほかに
しる人もなし
Gardons la mémoire
l’un de l’autre
cerisier des montagnes
en dehors de tes fleurs
personne ne me connaît
De cent poètes un poème
Poème 66
Gyôson (1055-1135)
Calligraphié en guise de commémoration
Claire Seika
27 mai 2024